Expédition Top Balloon : La Patagonie 2e partie

Après un premier vol viril au départ du glacier du Perito Moreno dans le sud de la Patagonie, nous voici partis avec nos pick-up et nos ballons. 300 km plus au nord notre deuxième vol sera au départ du pied du Fitz Roy, célèbre montagne des Andes près du village d’ El Chelten.

La route pour nous y rendre est magnifique. D’excellente qualité, nous n’y croisons en tout et pour tout que 3 voitures sur les 300 km parcourus. Nous ne sommes ralentis que par les nombreuses traversées soudaines de troupeaux de Guanaco. C’est une race des Lamas qui sont très nombreux et sauvages.

L’auberge qui nous accueille est sympathique mais spartiate. Nous y préparons le 2e vol.

Le Fitz Roy, Patagonie: vol 2

Josep, patron d’Ultra Magic et organisateur de ce raid annonce la couleur. La distance à parcourir entre le point de décollage et la route suivante où nous devrons nous poser, est de 150 km !! Entre les deux, des sommets à 4000m, où il formellement interdit de se poser car il n’y a ni piste, ni récupération possible. Il n’y a pas d’hélico dans la région, donc nous n’avons pas le droit à l’erreur. La météo annonce un vent de 75km/h à 5000 m, altitude qu’il faudra conserver tout le vol pour pouvoir espérer atteindre la route d’atterrissage. Je rappelle qu’en juin/juillet en Patagonie, c’est l’hivers et que les -5° au sol se transformeront en -20° en altitude. Ne pas oublier de prendre une petite laine … ! Ce vol, rendu physique par l’altitude (nous n’avons pas emporté d’oxygène) et le froid, est un régal pour les yeux. Quelques rotors d’altitude générés par les sommets environnants nous secouent un peu. Rien de grave pour nous, ce qui n’est pas le cas de notre ami Rokas (pilote Lithuanien ancien champion d’Europe).

La tête dans les nuages..

La concentration reste de mise pour nous 3 (Valérie, François et moi-même). La vision de 10 ballons évoluant dans les nuages au-dessus de ces montagnes enneigées est un ravissement. Pour l’atterrissage, il nous faut négocier une descente rapide (-6m/s) et précise (il faut se poser près de l’unique route) tout en traversant un nuage de neige ! C’est peu commun de voir les flocons de neige monter. En réalité nous les doublons dans la descente, ce qui donne cette impression surréaliste.

Nous atterrissons à 50 m de la route et d’un portail (détail important car toutes les routes sont bordées de part et d’autre par des clôtures en fil de fer barbelé sur des distance infinies) et effrayons juste un troupeau d’émeus (je ne savais pas qu’il y en avait ici et par ce froid). Nous retrouvons notre ami Ivan Ayala, sympathique pilote Ibère posé non loin de nous. C’est Marie, qui arrive à nouveau la première pour nous récupérer avec son pick-up.

Demain nous quittons la Patagonie et reprenons l’avion direction Buenos Aires puis Mendoza pour voler dans les Andes.

2019-12-31T06:45:52+01:00 31 décembre 2019|Non classifié(e)|